• Pour ne pas la trahir laissons la s'exprimer

    Ma peinture, ce serait un inconscient immémorial révélé par l'éclipse de l'âme... Un vécu de l'être intemporel, aux pulsations instinctives et répétitives. Je cherche à travers mon oeuvre, ce qui au-dedans de nous, appartient à tout le monde. Ce qui de l' aventure de l' humanité nous fait tous égaux.

    L'extrémité de mon pinceau lisse et contourne les matières sablonneuses et rocailleuses de notre destinée. Il est l'aventure de la vie, ses acquisitions ses pertes, ses joies. Alors, avec la force sanguine de ma palette, j'auréole les ombres de ma pensée. J'entreprends une série de toiles ou s' entrechoquent âme et abstraction primitive. Les griffures et les grattages laissent partiellement remonter à la surface ce que le geste du pinceau enfouit nécessairement. La transparence de l' huile laisse sourdre peu à peu les rebonds et les aspérités de l' acrylique.

    L'aplat de la couleur doit mettre en exergue le sujet important de la toile, flottant dans l' espace pour venir caresser au plus prés de nous, nos interrogations d' enfants.

    J'interroge la croissance et la connaissance, l'évolution et la permanence, le devenir et la mémoire, la passion et la raison, l'implication et l' isolement. Ce même contenu fait de nous des êtres vivants, se frayant un passage au fil d' une existence chaotique. Nous sommes et nous nous regardons muter.

    Ma peinture c' est aussi l'ocre rouge et oranger du soleil plongeant dans l'immensité de la mer, l' ombre et la lumière, le dedans et le dehors, l'essence et la matière. L.H.


     


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  • Le blanc me parlait autant que le bleu.
    J'avais du mal avec le rouge. L'orange. 
     
    Les lettres m'inspiraient autant que les formes.
    Les mutations suscitaient bon nombres de questions. L'évolution.
    Les formes humaines et leur lettre. L'ordinateur.
     
    Je me suis promenée dans la neige.
    Il y avait ces bulles toutes rouges. Elles apparaissaient et flottaient.
    J'ai admis que la neige n'avait rien de froid.
    Qu'elle pouvait être aussi réconfortante qu'une bière au mois d'aout.
     
    J'ai cru voir ces lucioles se balancer tranquillement dans l'univers.
    Il y avait ces rires informes et précis, cet accordéon. Des yeux qui pétillent.
    Des yeux dilatés dans cette nuit rassurante. Les yeux trempés dans l'alcool.
     
    Les talons d'une gitane frénétique, sa jupe au ralentis mélangée au silence de la nuit.
    Une forme de pesanteur aérienne. 
     
    J'étais au raz du sol. Les herbes me chatouillaient le museau.
     
    Je n'imaginais pas que le rouge pouvait être si apaisant.
    Merci à l'artiste qui porte un nom qui résonne et m'interroge. 
     
    Human Machine. http://www.blogg.org/blog-27419.html
     
     
     

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  • Comme une enfant je demande :
    Maman, c'est quoi la fusion.
    Maman, quel est le sens de la vie. Est-ce de n'en avoir aucun, justement.
    Le sens de la conscience réside t-il justement dans cet absurde paradoxe.
    Que veulent signifier les invités de ce Banquet ?
     
    Il est un mot pourtant. Un mot qui m'enchante en marchant. Un mot que la publicité a tellement galvaudé. La publicité n'y comprend décidément rien à rien. De ce mot que la société semble oublier parfois, si souvent. Un mot que l'on voudrait nous faire croire sans valeur.

    Mais, ce mot comme un partage animal, comme un festin même frugal. Ce mot que je voudrais voir sauvé jusqu'à la nuit de nos pauvres temps. Comme une enfant. Un mot difficile à ériger comme principe quotidien.

    Rien n'est jamais gagné.

    J'aime entièrement mes moitiés pourvu qu'il leur reste un peu d'humanité. Qu'elles soient laides ou défigurées, amères et parfois acides, qu'elles tournent en rond pour trouver une place ou qu'elle préfère filer tout droit sans jamais trouver leur place. Toutes ces moitiés m'enrichissent. Et tu veux que je te dise. Je trouve merveilleusement belles leurs faiblesses. 

    Alors j'imagine que ce mot a encore du sens à mes yeux. Je m'y accroche tel le roseau. Quelque soit la manière, quelque soit la mesure, l'humain vaut toujours mieux avec ce mot.  
     
    Inspiration : Merci aux contes hellénistes sur les moitiés. Merci à l'être qui les a exhumés de fin fond de mes temps. A Lawick Mueller  aussi, pour son travail et sa réfléxion artistique troublante. Et à Alfred de Musset pour son ambitieux projet "Je ne suis qu'homme et ne veut pas moins être ni tenter d'avantage".


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  • Yuri Masnyj

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  • Une parole qui réconcilie quand elle se met à jouer.
    Une main qu'on ne lache pas, même dans l'obscurité.
    Un grand merci à ceux qui m'ont fait retrouver
    le sens de la lumière et celui de la nuit,
    celui de la parole et du silence.
    Enfin le sens de la sincérité dans le jeu. 
     
    www.laparole-en-jeu.com 

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