• votre commentaire

  • votre commentaire
  • J'avais des écailles sur le dos en me réveillant ce matin. Je ne cherchais pas de couteau, ni de boucher. Je ne sais pas bien d'où elles venaient toutes ces écailles acidulées. Elles ont du pousser dans la nuit, j'ai rêvé, lovée au creux de mon oreiller. J'ai du me baigner toute la nuit, j'ai pensé, entortillée dans ma forêt. Je sentais l'iode et le citron. Du vert, pas du commun.

    Je me suis regardé dans la glace pilée et j'ai vu mon ouie naître. Comme cela très doucement, mes gambettes se coller. Ne plus s'en sortir et se sentir ondoyer, au rythme des algues, au gré des marées.

    Je cherchais une poule ce matin. Une poule ou un oiseau. Je voguais sur la toile cirée et détrempée et j'ai trouvé Charlotte. Charlotte Gastaut. J'ai voulu la partager. Je devais trouver Charlotte, j'ai pensé. Je devais la trouver ce matin. Précisément ce matin. Là voilà, la jolie Charlotte, qui exprime en quelques images toutes mes écailles. On peut la voir aussi chez studio002.com. Merci Charlotte. Une certaine idée de la fatuité.


    3 commentaires
  • Mettons que nous soyons en Juin. Mettons que tu lances ce jeu comme un lien. Mettons qu’il me touche et me donne envie d’y participer. Mettons que je le fasse évoluer et que je l’enrichisse d'un geste ou d'un sourire. Mettons que nous soyons en Juillet, que la culpabilité ou la peur de manquer te fasse l’acheter. Mettons que le pixel remplace l’argentique. Mettons que je m’y fasse. Que le carré magique soit un brouillon, un pense bête, un stylet, ma mémoire, le temoin de mon quotidien séparé. Un lien camouflé. Mettons que le temps passe, que le carré devienne bien plus que du numérique. Qu’il soit mon fil, ma pensée, mon regard. Mon désir et mon repère, un bout de ma raison, une bribe de ma vie. Mettons qu'il prenne vie dans mes mots et mes silences. Dans ton absence. Mettons qu'il soit le temps qui passe, là figé sur un écran. Mettons que nous devenions complices par delà les distances et les déserts. Mettons qu'il finisse par me rende schizoide. 

     

    Mettons que tu n’aies pas vraiment voulu jouer. Mettons que tu n’es pas pu ou que c’était trop compliqué. Mettons que tu l’aies jeté comme une idée. Mettons que je l’aie pris à la volé et j’ai cru pouvoir le partager. Mettons que j’ai réalisé qu’il ne s’agissait que d’un mot, un mot pour la rime, un mot comme un pansement, un mot pour un jeu. Alors, mettons que je me sois fâchée avec le boitier. Mettons que ça ait duré une éternité. Mettons que nous sommes en Avril. Mettons que je veuille a nouveau jouer et le lancer : Une photo un jour. Admettons que ma facherie organique soit distillée. Que je me fiche que tu veuilles ou pas y jouer. Mettons que le jeu s’enrichisse d’un geste, d’une humeur, d’un trait et d’un partage. D’une image. Du quotidien qu’on apprivoise. D’un étranger.


    18 commentaires

  • votre commentaire