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Fatum

loin s'en faut

N.M (1762 ; mot.lat.)

 
 
A la page 762 du petit Robert se trouve Fatum.
L'un des mots les plus jolis de la langue française. Il a cette douceur et cette profondeur, le poids d'une civilisation que l'on dira antique et toute la légéreté de son avenir. Curieusement. Etrangement. Il ressemble à Fatras, qui d'ailleurs le précède sur cette page où tous les mots commencent par F. Comme Fatuité. Est-ce a dire que Fatum serait subtilement lié à Fatras par je ne sais quel fatuité. Quelques lignes, quelques courbes emplient d'une encre mécanique, et tout devient limpide. J'aime à croire que ce dictionnaire me parle de cet entrelacement fortuit. J'aime le lien surtout quand il est improbable. J'aime le temps qui s'écoule sans le choisir. Le laisser vivre et dégager de tous ces entrelas une certaine forme de destin fortuit. Bienvenu au milieu du Fatras des routes qui forment peut-être, qui sait, toute la rondeur du Fatum. 

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J2 | 02 février 2008

Au fur et à mesure les livres disparaissaient de mon horizon si familier. Chaque jour qui se levait, dessinait des contours étrangers. Les images et les mots faisaient place, drôle de carcasse, au squelette d'une étagère désossée. Du blanc à la place.

Je regardais poindre le rouge déchirant du matin, là de ma cuisine, au-dessus des cheminées engourdies. Le silence et le feu. Un accord en sourdine. Les rayons avaient pris l'habitude de s'insinuer le long de mes murs, chaque fissure étaient examinées, méticuleusement,  puis balayées à l'or fin selon les matins. D'abord le placard à verre, puis gouter voir un peu des épices, leurs ombres comme une chanson en créole.

Le soleil continuait son chemin, les toits bleutés, là le miroir d'un vasistas, les cheminées petites sentinelles qui s'ébrouaient soudain d'avoir si longtemps assoupie, crachotaient les vapeurs de la nuit. Mes fissures aussi.

Enfin l'astre s'invitait au salon. Il rebondissait contre mes livres, jouait la comédie des ombres et des vers, parcourait le monde, lécher quelques bonnes feuilles, redessinait mes photos, et finissait toujours par se prélasser sur le canapé, fatigué d'avoir d'éployé tant d'effort pour m'extraire de la nuit.

Chaque matin je suivais les saisons par ce dialogue étrange. Mon dedans et sa lumière. Le ciel me remettait les pieds sur terre. Les livres. Je ne les emballerai pas. Je verrais bien quelle gueule ca a demain.

mme da.

Publié par bidule14 à 22:38:07 dans Dialogue de l'Aquapin | Commentaires (2) |

Boréal | 07 avril 2007

Depuis quelques jours maintenant, tu pleures.
Tu pleures comme un arbre qui suinte.
En silence.
Tu te tais.
Pourtant je sens bien moi dans te sanglots entrecoupés d'agitation silencieuse, que ta tête était plus légère à regarder l'espace du silence.
Garde le. Garde le bien au fond de toi et de tes doigts.
Pour qu'un jour,
enfin tu puisses,
pleurer au creu de mes bras.
Volime te.

Publié par bidule14 à 17:52:32 dans Dialogue de l'Aquapin | Commentaires (2) |

Vivre avec Janvest | 03 juillet 2006

Publié par bidule14 à 18:04:43 dans Dialogue de l'Aquapin | Commentaires (1) |

Le pas suspendu | 14 juin 2006

Publié par bidule14 à 11:56:47 dans Dialogue de l'Aquapin | Commentaires (2) |

l'alphabête de Janvest | 08 juin 2006

Publié par bidule14 à 12:46:46 dans Dialogue de l'Aquapin | Commentaires (2) |

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